compte rendu de reunion de section PSLYON6

une bonne réunion et de bonnes actions en perspective

mobilisation générale pour les législatives!

cr-section-23-05-07.pdf

31 réponses à compte rendu de reunion de section PSLYON6

  1. Laurent Mathon (Militant PS lyon6)
    24 mai 2007
    14 h 10

    Une bonne réunion ? tout dépend de quel côté on se place. Il nous faudra bien de toute amnière un jour ou l’autre commencer à réfléchir sur ce que l’on veut pour notre parti en terme de définition intellectuel. Cependant il y a urgence actuellement pour la mobilisation en vue d’avoir le plus possible de députés à l’assemblée.
    On verra le reste plus tard….

  2. FH
    24 mai 2007
    16 h 40

    Allons, allons Laurent, meme si tu es a l’extreme droite du PS, il me semble qu’a la section du 6eme, on est globalement sur la meme longueur d’onde que toi ! ;p

    D’abord les deputes !

    Apres, on reflechira a la ligne directrice du PS, de maniere, peut etre, a ce que notre modeste section appuie un courant ou l’autre.

    Ceci dit, il pourrait etre interessant d’avoir une idee plus precise des courants d’idees representes au PS. Moi j’ai qu’une idee assez floue du positionnement (reel ou strategique) de personnes comme Emanuelli, Fabius, Hollande, Royal, DSK, etc.

    Y a t’il des historiens du PS dans notre section ?

  3. FH
    25 mai 2007
    14 h 23

    Trouve sur le site de DSK (http://www.blogdsk.net/dsk/2007/05/en_campagne_mal.html#comments):

    Lettre ouverte de Elie Barnavi, historien et ancien ambassadeur d’Israël en France, adressée à Dominique Strauss-Kahn, publiée dans Marianne n° 524 (9-18 mai 2007) :

    Cher Dominique,

    Ainsi le PS a perdu cette élection présidentielle. Comme qui a précédé celle d’avant. Et comme celle qui la suivra, sans doute, à moins que toi et tes amis fassiez le nécessaire pour la gagner. Ce n’est pas de gaieté de coeur, tu t’en doutes, que j’écris ces lignes. Le socialisme, c’est ma « vieille maison. mais je me prévaux d’une vieille tradition socialiste qui nous donne à tous un « droit d’inventaire » sur les affaires des partis frères -ne sommes-nous pas membres de la même Internationale? mais, diras-tu, pourquoi toi plutôt qu’un autre éléphants, éléphanteaux et gazelles qui président aux destinées du PS? Simplement parce que c’est toi qui incarnes le mieux l’improbable social-démocratie française. Ma vraie famille politique.

    J’ai passionnément suivi cette campagne. avant même qu’elle ne démarre, j’ai eu l’occasion, tu t’en souviens, de t’en toucher un mot. Je t’avais dit, en substance, qu’il te fallait relever hardiment le gant social-démocrate, annoncer d’emblée la couleur, rallier autour de toi tous ceux qui comprennent le monde qu’ils habitent. D’évidence, ce n’est pas ce que tu as fait. En gauchisant ton discours, tu as gâché, je crois, tes chances d’emporter les primaires, et donc les chances du PS d’emporter la présidentielle. Ce n’est que dans la dernière ligne droite de la campagne que tu es redevenu toi-même et t’es proclamé derechef social-démocrate. On le sait maintenant, c’était trop tard pour cette élection-ci. On devine que ce n’est pas trop tard pour la prochaine.

    Qui est social-démocrate? Il fut un temps où la réponse à cette question était bien plus évidente qu’aujourd’hui. Social-démocrate était celui qui faisait sienne la doctrine de Marx, mais refusait de s’inféoder à sa version communiste. Comme son frère ennemi moscovite, il croyait en l’abolition du système capitaliste, amis rejetait la dictature, al violence. Il entendait marier socialisme et démocratie parlementaire. Le révolutionnaire qu’il était à l’origine s’est mué en réformiste. Des partis sociaux-démocrates ont été créés en Europe occidentale et centrale, soit pour servir d’outils parlementaires de syndicats puissants, comme en Allemagne, en Autriche et dans les pays Scandinaves, soit en tant que créatures politiques autonomes, comme en France.

    Petit à petit, le tableau s’est brouillé. la référence marxiste fut sacrifiée, soit explicitement, soit tacitement. la social-démocratie est devenue pour l’essentiel une doctrine de redistribution des richesses créées par le marché au moyen d’un Etat-providence généreux, le tout procédant d’une vision du monde humaniste fondée sur la philosophie des droits de l’homme héritée des Lumières. En s’accrochant au rêve de la « rupture » avec le capitalisme, le PS porté sur les fonds baptismaux d’Epinay par François Mitterrand afait figure d’exception dans le paysage social-démocrate européen. Au moins jusqu’au tournant de la rigueur de 1983, négocié deux ans après sa première accession au pouvoir.

    Depuis, l’effondrement de l’Union Soviétique et une mondialisation galopante ont changé la face du monde. Dans le premier monde, le marxisme est devenu une curiosité historique, qui n’intéresse plus que les érudits et une poignée de nostalgiques du « Grand Soir »; l’Etat-providence prend l’eau de toute part et la social-démocratie, elle, est partout en crise. Tout le monde comprend, ou devrait comprendre, qu’il lui faut trouver un chemin original dans une jungle capitaliste anarchique, étouffante, qui s’étend sur la planète et laisse peu de marge de manoeuvre au volontarisme politique classique. Nul n’a de vraies réponses aux seules questions qui comptent : comment humaniser l’inévitable mondialisation? Comment faut-il aménager l’Etat-providence pour en assurer la survie? Quelle serait la forme que pourraient prendre une social-démocratie efficace dans un monde globalisé et dans une société développées, où la classe ouvrière a perdu depuis des lustres son ascendant démographique, et, partant, son hégémonie idéologique, organisationnelle ?

    La pertinence du modèle social-démocrate n’est pas en cause. L’expérience amère du XXème siècle a corroboré l’intuition de Tocqueville : entre les deux aspirations fondamentales de l’homme moderne, la liberté et l’égalité, il existe une contradiction immanente. Qui veut l’égalité absolue finira par instaurer l’esclavage absolu (sans l’égalité, soit dit en passant); qui aspire à libérer de tout frein les forces égoïstes tapies dans l’âme humaine étouffera la moindre semence d’égalité. L’utopie égalitariste a ouvert les portes du goulag; le libéralisme sauvage brise le lien social. D’un coté, le règne de Cyclope ans la caverne d’Ulysse; de l’autre, le renard libre qui rend visite aux poules libres dans leur libre poulailler. La social-démocratie est le nécessaire compromis entre liberté et égalité. Ce n’est peut-être pas idéal; mais c’est humain, et ça a été diablement efficace. Cela peut l’être encore.

    Je sais, mon cher Dominique, que tu sais tout cela. Mais il faut le dire tout haut et clair, aux socialistes et aux Français, et bâtir là-dessus une idéologie cohérente, aux antipodes du cafouillage du PS. Il faut en finir avec la désastreuse culture de la « synthèse ». C’est mauvais pour la démocratie et préjudiciable au bon sens. A quoi peut bien servir un texte signé par Jean-Luc Mélenchon et Dominique Strauss-Kahn, sinon empêcher de faire de la politique, la vraie? il faut trancher, quiite à se résigner à la scission. Pourquoi n’y aurait-il pas un Linkpartei (un parti à la gauche du PS) en France, comme semble d’ailleurs le souhaiter Henri Emmanuelli, un homme infiniment respectable?

    Il faut affirmer sans ambages que le marché est source de richesse et de liberté, que la tâche de la gauche n’est pas de le tuer, mais de la maîtriser. il faut rappeler que la vocation de la social-démocratie n’est pas de changer l’homme -on a vu où cela menait-, ni même de bouleverser la société, mais plus modestement d’humaniser les rapports sociaux, y introduire un peu plus de justice, de compassion et de solidarité. Il faut rompre avec le mythe de la rupture, sortir de la schizophrénie qui fait de vous des révolutionnaires dans l’opposition et des gestionnaires avisés du capitalisme au pouvoir. Jean Daniel a raconté comment, ayant félicité François Mitterrand pour son tournant de la rigueur de 1983, il s’est fait tancer par un président plus décidé que jamais à pourfendre les forces obscures du capitalisme prédateur. En paroles, il faut en finir avec cette hypocrisie. Il est temps d’aller à Bad Godesberg, cher ami, oser la transformation que les sociaux-démocrates allemands ont entrepris ce jour-là. Avec près d’un demi-siècle de retard, certes. Mais mieux vaut tard que jamais.

    Que cela soit plus facile à dire qu’à faire, qui en douterait? Il ne suffit pas de bêler Bad Godesberg, Bad Godesberg, pour que Bad Godesberg soit. On ne peut pas refaire l’histoire du socialisme français. Il est assurément plus facile d’aller à Bad Godesberg lorsqu’on n’a pas à ses cotés un parti Communiste puissant qui se pose en gardien de l’idéologie défenseur de la classe ouvrière; lorsqu’on dispose du relais de syndicats puissants et responsables, responsable, parce que puissants, qu’on s’appuie sur une solide culture du consensus et de la négociation. Il est plus facile d’aller à Bad Godesberg lorsqu’un Etat omnipotent n’a pas habitué depuis des siècles ses sujets à en attendre des solutions à tous leurs problèmes. Il est plus facile d’aller à Bad Godesberg lorsqu’un antilibéralisme de principe n’imprègne pas la société et l’ensemble de la classe politique, gauche et droite confondue. Lorsqu’on lit que la France est le seul pays au monde où plus de 60% des citoyens se disent hostiles à l’économie de marché, on mesure la difficulté de l’entreprise. François Bayrou m’a dit un jour que, s’il était anglais, il serait Labour. Je le crois volontier.

    Pourtant, pour difficile qu’ils soit, ce travail de clarification est indispensable et, au prix d’un peu de courage, de détermination, faisable. Si les syndicats français n’encadrent toujours qu’une fraction dérisoire de la force de travail, si la culture de la négociation sociale et du compromis est toujours aussi rachitique, l’Etat français n’est plus qu’un pitoyable débris, et ce ne sont pas les maigres troupes trotsko-altermondialistes qui vont le remplacer. dans un pays politiquement adulte, il doit y avoir à gauche un grand parti social-démocrate adulte.

    Cher Dominique, les défaites électorales peuvent être fécondes si l’on s’en sert comme levier pour une refondation. Le Parti travailliste israélien en sait quelque chose, lui qui n’a jamais été fichu ne serait-ce que de commencer ce travail, et qui n’en finit pas de payer le prix de son impuissance. Puisse le PS ne pas connaître le même sort. Bonne chance!

    RETRANSCRIPTION DE JEAN THEVENIN

  4. Laurent Mathon (Militant PS Lyon 6)
    25 mai 2007
    14 h 51

    J’y vois à la lecture très interessante de ce message une petit attaque véridique, je cite : »En gauchisant ton discours, tu as gâché, je crois, tes chances d’emporter les primaires, et donc les chances du PS d’emporter la présidentielle… »

    Voilà comme je le disais ailleurs, assez de faux semblants et de double discourt, assumons et cessons d’entrer dans les connivences anti-libérales de certains. La gauche de la gauche n’a pas d’avenir (vu le score misérable de leur résultat), le centre (Bayrou) à brillé par sa récupération de la sociale-démocratie et moi je lis dans la petite chronique de notre Première secrétaire fédéral de Lyon une attaque contre la politique libérale de Sarkozy, je me dis que le libéralisme va encore avoir bon dos alors qu’en réalité dans son gouvernement actuel, celui qui est le seul libéral de tous, il vient de la gauche et s’appelle Kouchner.
    Un social-démocrate qui n’assume pas son libéralisme continuera de surfer sur la vague du ni-ni : ni socialiste-conservateur, ni social-démocrate et continuera à perdre comme le dit si bien l’ancien ambassadeur qui lui à visiblement tout compris.

  5. Florent
    25 mai 2007
    15 h 02

    Pour ma part, je n’ai toujours pas compris en quoi la sociale-démocratie serait un social-libéralisme, ou une « droitisation », et en quoi avoir un discours socialiste serait se « gauchiser »

  6. laurent Mathon (Militant PS Lyon 6)
    25 mai 2007
    15 h 49

    La sociale-démocraite n’est pas du social-libéralisme. Il existe des différences de politique tant économique que sociale entre un gouvernement social-libéral type Tony Blair et un gouvernement social-démocrate type scandivanie (suède par exemple).
    Maintenant comme ces politiques sont de type centre-gauche, on ne peut que remarquer que le discourt socialiste plus « traditionnel » n’est pas de type centre-gauche et donc plus à gauche.

  7. FH
    25 mai 2007
    15 h 54

    Autre article interessant (trouve ici :http://fondatn7.alias.domicile.fr/affiche_page.php4?Id=364&IdSite=1&IdRub=120)

    Pour l’égalité réelle

    par Dominique Strauss-Kahn

    Je veux une société juste.

    Or la France s’engage sur une pente inégalitaire, dangereuse pour son avenir. Les Français le ressentent profondément. En nombre toujours plus grand, nos concitoyens assurent que les inégalités augmentent, que le tissu social se déchire, que la France n’arrive plus à « faire société ». Le sondage commandé par la Fondation Jean-Jaurès en apporte une preuve éclatante. 81 % des Français ont le sentiment qu’au cours des dernières années, les inégalités se sont aggravées en France ; la moitié estime même qu’elles se sont fortement aggravées.

    Il y a ainsi une nouvelle question sociale, cruciale pour l’avenir de la France et, plus largement, de toute l’Europe. L’égalité, la justice sociale, sont en effet au coeur du modèle de société français et européen : il présente un équilibre particulier entre liberté et cohésion sociale, entre croissance et redistribution, entre marché et Etat-providence. Dès lors, un creusement massif des inégalités marquerait la mort de notre modèle, l’alignement sur le modèle néolibéral américain, porté par la mondialisation.

    Une telle évolution marquerait également l’échec du socialisme. Le programme de justice sociale est, depuis deux siècles, porté par la gauche ; il est le fondement premier de notre identité socialiste. Le développement d’une société inégalitaire est incompatible avec nos valeurs.

    Le lien si souvent affirmé entre socialisme, justice sociale et égalité, Léon Blum le résumait ainsi au lendemain de la Libération : « Maintenir et développer les droits de la personne humaine, au sein d’une société toute entière conçue et organisée pour le bien collectif, c’est la formule même du socialisme. C’est ce qui est contenu dans ces deux mots de social-démocratie qui n’ont pas été rapprochés par hasard. C’est la synthèse que Jaurès, durant toute sa vie, a essayé de réaliser entre les notions fondamentales du marxisme et les vieux principes de la révolution de 1789. » Cette synthèse, il la fondait sur la justice sociale, « l’élimination progressive des privilèges héréditaires créés par le capitalisme » et « l’instauration d’une société où les inégalités naturelles ne seraient surchargées d’aucune inégalité supplémentaire. »

    Ainsi, derrière cette notion de justice sociale, les socialistes ont toujours voulu lutter contre deux mécanismes différents qui se cumulent : la reproduction sociale des privilèges d’une part, qui crée des inégalités de chances ; et l’exploitation économique d’autre part, qui entraîne des inégalités de conditions.

    Dans l’histoire politique de notre pays, la lutte contre les inégalités a toujours été une des données du clivage entre la droite et la gauche. L’égalité des citoyens devant la loi, l’égalité des droits politiques, sont un héritage de la Révolution française et de la gauche républicaine du XIXème siècle. Mais le sens historique du socialisme a toujours été d’aller au-delà de cette première égalité. Parce qu’elle suppose, à tort, que les individus sont égaux et, qu’en offrant à tous les mêmes droits, tout sera résolu, cette égalité formelle ne s’attaque pas aux sources mêmes de l’exploitation et de la reproduction des privilèges. La République a proclamé l’égalité. Il restait, et il reste encore, à la réaliser.

    Ce combat a commencé avec les origines mêmes du socialisme. Il s’est inlassablement poursuivi au gré des mutations du capitalisme. Dans l’Armée nouvelle, Jaurès décrivait ces évolutions constantes, « la fougue révolutionnaire du profit, sa mobilité ardente et brutale ». Il y voyait un facteur d’inégalités sans cesse renouvelées. Elles expliquent les métamorphoses successives de la question sociale, et la nécessité, pour le socialisme, d’inventer des instruments nouveaux.

    La première vague a traversé tout le XIXème siècle. Dans les années 1830, le socialisme politique et la question sociale sont nés en même temps d’une révolte contre les conditions de vie misérables imposées par le capitalisme industriel. Ils se sont structurés simultanément dans les années 1880-1890, quand la question ouvrière a commencé d’occuper les esprits et que le socialisme a été fortement influencé par le marxisme.

    A ce moment, la gauche a constaté que l’égalité des droits politiques ne suffisait pas à abolir la distance sociale, ni à faire reculer la misère. La formule de Marx dénonçant l’égalité purement formelle est restée célèbre : « Ce droit égal est un droit inégal pour un travail inégal ». Parce que ces « nouvelles » inégalités étaient au coeur du modèle de société français et européen : il présente un équilibre particulier entre liberté et cohésion sociale, entre croissance et redistribution, entre marché et Etat-providence. Dès lors, un creusement massif des inégalités marquerait la mort de notre modèle, l’alignement sur le modèle néolibéral américain, porté par la mondialisation.

    Une telle évolution marquerait également l’échec du socialisme. Le programme de justice sociale est, depuis deux siècles, porté par la gauche ; il est le fondement premier de notre identité socialiste. Le développement d’une société inégalitaire est incompatible avec nos valeurs.

    Le lien si souvent affirmé entre socialisme, justice sociale et égalité, Léon Blum le résumait ainsi au lendemain de la Libération : « Maintenir et développer les droits de la personne humaine, au sein d’une société toute entière conçue et organisée pour le bien collectif, c’est la formule même du socialisme. C’est ce qui est contenu dans ces deux mots de social-démocratie qui n’ont pas été rapprochés par hasard. C’est la synthèse que Jaurès, durant toute sa vie, a essayé de réaliser entre les notions fondamentales du marxisme et les vieux principes de la révolution de 1789. » Cette synthèse, il la fondait sur la justice sociale, « l’élimination progressive des privilèges héréditaires créés par le capitalisme » et « l’instauration d’une société où les inégalités naturelles ne seraient surchargées d’aucune inégalité supplémentaire. »

    Ainsi, derrière cette notion de justice sociale, les socialistes ont toujours voulu lutter contre deux mécanismes différents qui se cumulent : la reproduction sociale des privilèges d’une part, qui crée des inégalités de chances ; et l’exploitation économique d’autre part, qui entraîne des inégalités de conditions.

    Dans l’histoire politique de notre pays, la lutte contre les inégalités a toujours été une des données du clivage entre la droite et la gauche. L’égalité des citoyens devant la loi, l’égalité des droits politiques, sont un héritage de la Révolution française et de la gauche républicaine du XIXème siècle. Mais le sens historique du socialisme a toujours été d’aller au-delà de cette première égalité. Parce qu’elle suppose, à tort, que les individus sont égaux et, qu’en offrant à tous les mêmes droits, tout sera résolu, cette égalité formelle ne s’attaque pas aux sources mêmes de l’exploitation et de la reproduction des privilèges. La République a proclamé l’égalité. Il restait, et il reste encore, à la réaliser.

    Ce combat a commencé avec les origines mêmes du socialisme. Il s’est inlassablement poursuivi au gré des mutations du capitalisme. Dans l’Armée nouvelle, Jaurès décrivait ces évolutions constantes, « la fougue révolutionnaire du profit, sa mobilité ardente et brutale ». Il y voyait un facteur d’inégalités sans cesse renouvelées. Elles expliquent les métamorphoses successives de la question sociale, et la nécessité, pour le socialisme, d’inventer des instruments nouveaux.

    La première vague a traversé tout le XIXème siècle. Dans les années 1830, le socialisme politique et la question sociale sont nés en même temps d’une révolte contre les conditions de vie misérables imposées par le capitalisme industriel. Ils se sont structurés simultanément dans les années 1880-1890, quand la question ouvrière a commencé d’occuper les esprits et que le socialisme a été fortement influencé par le marxisme.

    A ce moment, la gauche a constaté que l’égalité des droits politiques ne suffisait pas à abolir la distance sociale, ni à faire reculer la misère. La formule de Marx dénonçant l’égalité purement formelle est restée célèbre : « Ce droit égal est un droit inégal pour un travail inégal ». Parce que ces « nouvelles » inégalités étaient la conséquence d’une accumulation de capital beaucoup plus intense qu’auparavant, les revendications se sont concentrées au sein de l’entreprise, autour des droits du travail. C’est le temps des conflits sociaux les plus violents. Cette première question sociale a inventé le syndicalisme, le Droit du travail et les premiers essais d’assurance sociale.

    La seconde vague du socialisme s’est formée au tournant des années 1930 et de la seconde guerre mondiale. Elle reposait sur un sentiment fort : l’absence de cohésion sociale, le caractère insupportable des inégalités de revenus engendrées par le capitalisme, l’insécurité sociale liée à l’inexistence de toute protection autre que le statut professionnel – et qui laissaient démunis les chômeurs, les malades, les personnes âgées –, contribuaient à la crise de l’Europe et risquaient d’aboutir à la destruction de la civilisation européenne.
    C’est pourquoi la génération du Front populaire, puis celle issue de la Résistance, n’eurent de cesse de relever le défi de l’élargissement de la protection sociale à l’ensemble de la population. L’objectif était celui d’une démocratie sociale vraiment universelle, orientée vers la réduction de l’insécurité sociale, la protection de tous les Français face aux risques de la vie, un niveau d’inégalités rendu supportable par la redistribution fiscale des richesses.

    Ce que les socialistes français ont eu alors en vue, comme les travaillistes et les sociaux démocrates en Europe sous d’autres formes, a été la définition de garanties collectives permettant le plein exercice des droits individuels.

    Si la justice sociale est au coeur de notre modèle de société, si elle est constitutive de notre identité de socialistes, alors la réalité actuelle est inquiétante. Le diagnostic sur la France d’aujourd’hui, en effet, est sans appel : la machine inégalitaire s’est remise en route. Les inégalités prolifèrent à grande vitesse en Europe. La France, grâce, notamment, à l’action du gouvernement de Lionel Jospin, a mieux résisté. C’est ce que pensent les Français, qui estiment à 51 % dans le sondage commandé par la Fondation Jean-Jaurès que les inégalités sont plus limitées en France. C’est ce que révèlent les statistiques : la part des 1% les plus riches, qui représentait 19 % de la richesse nationale au début du XXème siècle, est stable à 8-9 % depuis la fin des années 60. Mais derrière la stabilité des statistiques, les signes se multiplient qui tous indiquent que les causes à l’origine du creusement des inégalités en Europe sont également à l’oeuvre, de manière souterraine, en France où les mutations du capitalisme entraînent un accroissement des inégalités des revenus avant impôt. L’Etat-providence a jusqu’ici contenu ces inégalités, mais sa capacité redistributive faiblit dangereusement, prise sous le feu croisé des attaques idéologiques du libéralisme, du vieillissement démographique et d’un déficit de croissance persistant de notre économie. Le risque est réel d’un emballement brutal des inégalités de revenus.

    Surtout, au-delà des revenus, d’autres inégalités apparaissent avec force. Elles se résument en une formule : inégalités de destin, « inégalités des possibles » comme l’écrit Eric Maurin1. Elles correspondent à un changement de nature des inégalités : avec l’émergence d’une société plus individuelle privilégiant la réussite personnelle, avec le déclin des barrières de classe qui interdisaient ces trajectoires personnelles, avec la massification de l’éducation censée offrir à tous les moyens de cette réussite, les attentes sociales contemporaines se sont investies dans la promotion sociale – or ces attentes ont été dramatiquement déçues. Rarement la société française a été aussi peu favorable
    à la mobilité sociale. Rarement les inégalités de destin ont été aussi fortes.

    Cette immobilité sociale a pour origine les inégalités de départ. Il y a une profonde inégalité des chances dans la société française, une inégalité des chances qui se répartit selon des clivages territoriaux. Selon qu’il naît à Neuilly, Montrouge ou Vauxen- Velin, un enfant bénéficiera ou non d’un entourage socio-familial porteur, d’un environnement urbain favorable, de moyens culturels épanouissants. Et ces inégalités de départ ne sont pas corrigées par l’Etat-providence. Celui-ci repose sur une logique de la réparation, de la correction des inégalités a posteriori : il prend mal en compte les inégalités de départ et tend même parfois à les légitimer, voire à les aggraver. Dès lors, les inégalités de départ se commuent en inégalités de destin. La société française se fragmente en territoires clos, aux destins divergents : l’exclusion et la précarité pour les habitants des banlieues défavorisées ; la « smicardisation » pour les classes populaires des territoires péri-urbains ; la réussite personnelle pour les cadres et les ingénieurs des territoires « gentrifiés »2. Les nouvelles inégalités ne sont donc plus seulement « quantitatives », comme les inégalités de revenus ; elles marquent un changement de nature : elles s’attaquent au lien social, à ce qui « fait société ». Le « vivre ensemble » de notre communauté nationale se désagrège.

    Répondre au défi inégalitaire est une nécessité pour la gauche, porteuse de ce combat pour la justice sociale. C’est à cette ambition que je veux m’atteler. J’en ai la conviction, la lutte contre les inégalités sera le grand chantier de la gauche de demain.

    Pour garantir une société juste, nous, socialistes, devons accepter de revisiter notre corpus idéologique : le capitalisme a évolué, la société aussi, les inégalités qu’ils secrètent ont changé de nature, nous devons dès lors adapter nos instruments d’action à cette nouvelle réalité contemporaine. Nous devons penser une social-démocratie moderne. Pour cela, je propose un changement de paradigme : compléter la logique de la réparation, propre à la social-démocratie traditionnelle, par une logique de prévention des inégalités sociales, à même de garantir une égalité de destins.

    Il ne s’agit pas, bien sûr, d’abandonner le modèle de la réparation. Les filets de sécurité déployés par l’Etat-providence sont d’autant plus nécessaires que s’accroissent les inégalités engendrées par le marché. J’en appelle même au renforcement de la social-démocratie traditionnelle, ce que je nomme le « socialisme de la redistribution ». Comme la capacité distributive de l’Etat-providence atteint ses limites, la priorité est de penser une réforme globale du système fiscal et social, pour le rendre plus redistributif et plus efficace.

    Mais nous ne pouvons plus nous contenter de regarder passivement le marché créer des inégalités et tenter de les corriger après coup. Car les inégalités de marché s’accroissent trop vite, elles ne sont plus acceptables psychologiquement, elles sont de plus en plus difficiles à corriger a posteriori. Au nom d’une certaine nostalgie révolutionnaire, nous, socialistes, avons historiquement hésité à réguler le capitalisme : en l’améliorant, en le rendant plus juste et plus humain, ne risquions-nous pas de sauvegarder le système que nous combattions ? Les avancées de la régulation ont souvent été le fait des syndicats, pas des partis politiques de gauche. Il nous faut désormais retourner vers le monde de la production et attaquer les inégalités là où elles se créent, c’est-à-dire au sein même du système productif : c’est le « socialisme de la production », pour lequel je milite depuis quelques temps déjà. Plusieurs pistes en découlent : la démocratie sociale, la régulation des licenciements économiques, la sécurisation des parcours professionnels, la législation sur les accidents du travail.
    Intervenir au sein du système de productif pour limiter les inégalités ne suffit pas. Le marché n’est pas la seule source des tensions inégalitaires contemporaines, la société en est une autre : les nouvelles inégalités sont des inégalités de départ, qui se cristallisent autour du territoire où l’on naît. D’une certaine manière, la machine capitaliste traduit et aggrave les inégalités de départ en termes de réussite financière et professionnelle, donc en termes de destins individuels. Pour renouer avec une égalité réelle des chances, je propose de construire un nouveau socialisme, le « socialisme de l’émancipation ». Il aura pour objectif à la fois d’intégrer les exclus dans la communauté nationale et d’assurer la promotion sociale des classes populaires. Il suppose une évolution sensible de la pensée socialiste : passer de la compensation en aval des inégalités – la logique de l’Etat-providence – à une logique de correction en amont ; promouvoir une égalité réelle en renonçant à l’égalitarisme formel, pour concentrer les moyens publics sur ceux qui en ont le plus besoin, donner plus de capital public à ceux qui ont moins de capital social3. C’est un grand retour aux services publics que je propose : le socialisme de l’émancipation passe par des réformes novatrices en matière d’éducation, de logement, d’urbanisme, de santé.

    C’est par cette triple action que nous pourrons contenir la machine inégalitaire à l’oeuvre aujourd’hui, que nous pourrons garantir une société juste. Mais ces trois socialismes ont un coût : pour les financer, nous avons besoin du moteur de la croissance économique. Ils ont également besoin d’un levier : face à l’affaiblissement du levier étatique dans le contexte de la mondialisation, il nous faut construire l’Europe politique. La croissance et l’Europe ne sont pas ici l’objet principal de mon propos, mais il faut les garder à l’esprit pour ne pas perdre le contact avec la réalité financière et budgétaire.

    Socialisme de la distribution, socialisme de la production, socialisme de l’émancipation : ce sont les trois piliers de la socialdémocratie moderne telle que je l’envisage. Cette adaptation constante aux mutations du monde, notre histoire politique a prouvé que nous en étions capables. Le faire, c’est rester fidèle à notre tradition. Pierre Mendès-France, comme d’autres, insistait souvent sur cette idée d’adaptation de nos instruments d’action pour atteindre nos objectifs intemporels de justice sociale et d’égalité. De nouvelles formes d’exploitation apparaissent qu’il faut combattre. D’autres Bastille s’érigent qui doivent ouvrir leurs portes. « Ne pas comprendre cela, écrivait-il en 1968, c’est enfermer les hommes d’aujourd’hui dans la société du silence et de l’exploitation, une société sans horizon, une société sans espoir. »4

    Ces trois socialismes montrent que le réformisme de gauche n’est pas condamné à l’accompagnement social du libéralisme, qu’il peut être un « réformisme radical ». Oui, la politique a encore du sens. Oui, un autre monde est possible : il ne passe pas par les vaines espérances d’un mythique « grand soir », il ne se dissout pas dans le nihilisme de la contestation systématique. Oui, nous pouvons encore changer la vie. Telle est ma conviction, ma volonté, mon ambition.

    Dominique Strauss-Kahn

  8. laurent Mathon (Militant PS Lyon 6)
    25 mai 2007
    15 h 57

    Voilà l’exemple type de la différence de conception entre social-démocratie et social-libéralisme. Pour ma part je ne rejette pas du tout l’apport du libéralisme comme moyen et j’accepte l’idée du social comme finalité. DSK n’est visiblement pas sur cette ligne la.

  9. laurent Mathon (Militant PS Lyon 6)
    25 mai 2007
    16 h 18

    Voilà ce que dit Jean-Marie Bockel sur le social-libéralisme : »" »Oui, nous sommes des socialistes libéraux. SOCIALISTES, car nous devons opposer aux rapports de force et à l’injustice, la nécessité d’une émancipation partagée. Car nous nous donnons pour fin la justice et la protection sociale, la réduction des inégalités et la promotion des solidarités. Car nous travaillons au partage des biens et des droits à l’échelle du continent et du monde. Socialistes, car nous défendons l’esprit public, ce qui fait société. Car nous soutenons le principe d’une action collective et volontariste.

    LIBERAUX , car nous comprenons l’émancipation comme accès à la liberté. Nous défendons la liberté et la responsabilité individuelle, l’autonomie de la société civile, la délimitation de la souveraineté de l’État. L’émancipation doit être le fruit des libertés mises en commun : réunies par le débat et la négociation contractuelle, réglées par les normes du droit et l’exercice de la justice. »" »

  10. FH
    25 mai 2007
    16 h 47

    Je ne suis pas sur qu’il soit necessaire de rentrer dans un tel nuancier de couleurs ! ;p
    Deja, si on peut faire la refondation Social Democratie, on s’en portera pas plus mal !

    Surtout que pour Bockel, je crois que c’est un courant « soutenu » par DSK pour qu’il ne paraisse pas aussi a droite qu’on le dit ! ;p
    DSK n’est pas a l’extreme droite du PS puisqu’il y a Bocquel ! ;p

  11. castets
    25 mai 2007
    18 h 03

    Toujours aussi tonique Laurent !!
    en fait tu dénonces l’archaisme du positionnement « mystico gélatineux » de la gauche coincée entre sa volonté de faire de la sociale démocratie sans le dire (cela fait 48 ans que les allemands ont fait ce tournant) et du tout en gauche en le disant sans le faire.
    Je crois avoir entendu globalement un accord de la section sur cette analyse.
    Pour aller plus loin, il faut arêter de s’arcbouter sur des concepts qui deviennent éculés tant les lignes bougent du fait des hommes au pouvoir, du fait des opportunités, du fait des contraintes.
    Nous devons avoir des valeurs et celles ci ne se déclinent pas en 20 tomes : au maximum une vingtaine sur lesquelles nous orienter nos objectifs, nos actions et nos engagements. Ensuite, les personnes qui peuvent porter ces actions ne sont pas interchangeables.
    Il en faut une, point, pas 20 barons. Il faut des équipes qui bossent et qui se préparent en étudiant chaque détail des actions à mettre en oeuvre durant les campagnes puis aprés. Il faut une organisation et une discipline pour gagner.
    Et il faut gagner, sinon, cela reviendrait à dire que nous sommes définitivement à l’aise dans la défaite et que 17 millions de personnes sont cocues.
    le reste c’est du bavardage=> on avance ?

  12. FH
    25 mai 2007
    19 h 04

    hehehe
    Ton post est tendancieux mon cher (mais les miens aussi !) : « Il en faut une, point, pas 20 barons. »
    Une veut dire Royal.

    Soyons clair, si Royal se positionne clairement dans une mouvance Social Democrate ou Social Liberal, je n’aurai pas d’etat d’ame sur le choix de notre leader (j’apprecie toujours autant DSK ceci dit !).

    Si, en revanche, elle nous ressort le « Programme Commun » de Mitterrand pour associer l’aile gauche et l’extreme droite du PS, alors, moi c’est clair, je vais (comme Laurent me semble t’il) voir ailleurs…

  13. FH
    25 mai 2007
    19 h 26

    Laurent, pour info, si tu veux contribuer sur le programme de la Social Democratie, tu peux aller la : http://www.blogdsk.net/manifeste_socialdmocrate/

  14. FH
    25 mai 2007
    20 h 37

    Trouve ici : http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-823448,55-914094@51-910156,0.html

    Jean : Puis-je savoir de quelle manière va être choisi le prochain secrétaire du PS ?

    Michel Noblecourt : Il sera choisi par un vote des militants du PS. C’est une procédure qui a été instaurée en 1995, lorsque Lionel Jospin, après son échec à l’élection présidentielle de la même année, a repris la direction du parti. Il a introduit une réforme : l’élection du premier secrétaire par l’ensemble des militants du PS. C’est donc sous cette forme que F. Hollande a été élu en 1997, réélu en 2000, en 2003, en 2005. Son successeur devra donc se soumettre à la même procédure.

  15. FH
    26 mai 2007
    07 h 29

    « Il sera choisi par un vote des militants du PS. »

    des candidats possible pour ce poste : Peillon et Valls soutenus par Royal et DSK. On se refait les primaires, ca vous tente ? ;p

  16. Laurent Mathon (Militant PS Lyon 6)
    26 mai 2007
    12 h 20

    Refaire les primaires ? Oui à la condition que cette fois ci les candidats se parlent, échangent, se contredisent, argumentent ensemble et non pas derrière un pupitre seul face à je ne sais qui ou quoi. Ceci dit il est à l’honneur de notre parti (pour la note positive) que justement nous soyons capable d’organiser ce type d’échange et cela démontre bien que même si nous avons quelques difficultés, nous restons dans un parti avec une vraie démocratie vivante et je te tenais à la souligner (parce qu’on aurait pu croire à la lecture de mes posts que tout m’enerve et loin s’en faut).

    Si j’entre dans les nuances c’est pour savoir exactement de quoi on parle. SI on est social-démocrate il faut le dire et expliquer ce que cela signifie et si au contraire on est comme je le suis social-libéral, il faut le faire également. Je reste un fervant défenseur du Blairisme mais je comprends néanmoins que le PS à encore beaucoup de chemin à faire avant d’y accéder et que pour l’instant l’urgence reste la rénovation du parti dans la sociale-démocratie (on verra pour le reste plus tard) et je m’y inscrit totalement même si je ne suis pas tout à fait sur cette ligne la, mais la politique c’est savoir faire aussi des compromis afin d’avancer vers le bien commun.

    Mon cher castets, je demande juste de la cohérence, savoir ce que l’on ait, ou se positionne intellectuellement le parti socialiste et quel est notre projet pour 2012 parce que même si les législatives sont un grand et beau combat, il nous faut travailler et ce dès après les législatives pour les prochaines présidentielles. Est ce que Ségolène Royal est la bonne personne pour être notre leadership et nous emmener aux victoires futures, permets moi d’en douter tant le désastre de la stratégie des présidentielles est difficile à avaler. Si j’étais plus consensuel je pourrai dire « Ségo et DSK arrêtez de vous engueuler et unissez-vous » mais je ne suis pas spécialement dans le consensuel et je remarque juste qu’une stratégie à échouée et qu’il faudrait penser à en envisager une autre. Un autre candidat et surtout un autre programme plus cohérent, plus pragmatique et plus apte à répondre aux besoins de la populations parce que finalement certes Ségolène à échouée mais c’est parce que surtout le programme défendue n’allait pas. De toute manière le congrès sera la pour débattre et pour au besoin élire notre futur candidat(e) pour la suite.
    Je suis attaché à certaines valeurs de la gauche mais je n’aurai à titre personnel aucun état d’âme à rejoindre le « Mouvement Démocrate » si on nous ressort les vieilles recettes qui ont échoués pour le futur et surtout si la rénovation reste incantatoire. Il nous faut des nouvelles têtes, des nouvelles idées, trouver des nouvelles façon de faire de la politique et la Ségolène peut avoir c’est vrai un rôle à jouer mais pas forcément en prenant de force la première place comme elle compte le faire si le congrès se déroule dans quelques mois.

    Je vous donne mon mail parce qu’il y a des personnes qui voulaient m’envoyer des messages : lmathon@yahoo.fr

  17. FH
    26 mai 2007
    12 h 54

    Franchement, je suis pas un « Social Democrate » ou un « Social Liberal » ou un « Blairisme ».
    Tout cela n’est que mots et/ou cadres plus ou moins definis pour que chacun sache de quoi on parle.

    L’important pour moi, ce sont plutot des valeurs, une volonte, une determination, une droiture dans la pratique du pouvoir.

    Une fois qu’un(e) candidat(e) devient president(e), si il/elle reste bloque(e) dans un cadre ou grille de lecture « social democrate » (ou autre) il passe a cote de la realite.
    Il essaye de faire correspondre la realite a son modele au risque de faire des erreurs et de generer des souffrances.

    Pour le militant que je suis, l’important c’est donc d’avoir confiance en la personne qui me represente. Cela ne me dedouane pas d’etre critique, vigilant sur ce qui est fait mais soyons realiste, il faut bien, parfois, faire une confiance aveugle a qqun car personne ne peut tout maitriser.

    Je ne m’encombrerai donc pas avec des « social democrate » etc…
    Il y a qques personnes que je considere comme legitimes et en qui j’ai plutot confiance : DSK et Royal.

    A partir de la, laquelle exprimera la volonte, la determination la plus forte pour nous mobiliser ?

    On aura, necessairement, un choix a faire concernant notre premier secretaire.
    Apparemment, ni DSK ni Royal ne voudront etre ce premier secretaire.
    Ils preferont sans doute choisir un representant (Peillon, Valls).

    Moi ce que je veux, c’est une ligne claire et actualisee pour le parti.
    Pas un programme commun comme en 1981.

  18. Laurent Mathon (Militant PS Lyon6)
    26 mai 2007
    13 h 49

    Pourtant l’un n’est pas tout à fait l’autre et il est sain de savoir exactement comment on peut se positionner face à une caractéristique intellectuelle. Le but n’est pas de faire de l’idéologie mais d’y touver par la suite une cohérence dans les choix qu’on peut poser.
    Les valeurs c’est bien mais c’est justement à cause de l’enfermement dans l’incantatoire que nous n’avons pas réussis à convaincre. La force de Sarkozy c’est d’avoir été plus « pratique », moins idéologue et donc beaucoup plus pragmatique (voir opportuniste) que nous. « Vous êtes au chômage ? je vais défiscaliser les heures supp ». Tout l’argumentaire de l’UMP était de donner des réponses claires à des questions claires. A quoi cela sert-il de s’enfermer dans les valeurs ?
    Encore une fois se déterminer social-démocrate ou social-libéral ou je ne sais quoi ne signifie pas s’enfermer dans un concept et dogmatiser ainsi le discourt. Il s’agit d’apprécier la réalité et d’avoir un ligne cohérente.

  19. FH
    26 mai 2007
    17 h 25

    « A quoi cela sert-il de s’enfermer dans les valeurs ? »

    Pour moi, les valeurs n’enferment pas.
    Par exemple, « Lutter contre les inegalite » n’est pas une valeur enfermante.
    C’est un principe que l’on garde facilement a l’esprit et qui doit trouver une concretisation adaptee en fonction du contexte de la societe.

    Je prefere donc que l’on definisse ce genre de valeurs et voir comment les adapter a notre societe actuelle plutot que dire « je suis un social democrate » et appliquer le programme de la social democratie.

  20. FH
    26 mai 2007
    18 h 22

    Pour info, allez donc sur cette page : http://www.liberation.fr/actualite/politiques/256020.FR.php?rss=true
    « Delanoë recommence à faire parler de lui – Pour les jospinistes, il incarne la modernisation du PS. Pour Sarkozy aussi.  »

    Je vais faire dans la parano, mais j’ai franchement l’impression que Sarko est passe maitre dans l’art de la division…

    Sarko ne voulant pas d’un DSK face a lui lors des presidentielles, il avait tout interet a choisir son adversaire…

    Deja, je me demande dans quelle mesure l’envolee sondagiere de Royale n’etait pas liee a l’action discrete mais efficace des instituts de sondage de Parisot et autre amis de Sarko..

    Ensuite, il nous fait le coup avec Delanoe. Non pas qu’il soit dans le meme cadre que Royal mais en « soutenant » ou en « mettant en exergue » Delanoe, j’ai l’impression qu’il contribue a mettre encore plus de pretendant a 2012 et du coup renforce la division.

    Le principe efficace qu’applique Sarko c’est « Diviser pour regner ».
    Va t’on s’y laisser prendre ??

  21. De Coster François
    27 mai 2007
    13 h 38

    Je trouve cela dérisoire vos conclusions nous en sommes aux législatives et ils sera temps de réfléchir a notre parti a notre phylosophie et a nos conclusions

  22. marie
    27 mai 2007
    19 h 32

    Bonjour,

    je parcours votre différents messages, et je salue vos actions et votre engagement.

    Vos débats sont certes intéressants, mais je pense qu’il vous faudait d’abord montrer ( sur votre site Internet tout au moins ) que vous vous re-situer dans l’actualité, càd les législatives proches, ensuite, les débats internes de modélisation du PS.

    Je suis un habitant du 6ème, et j’ai trouvé très dommage, l’absence de clarté dans les message du PS pendant la campagne présidentielle, et je ne la vois pas apparaître pour les législatives.

    A se demander si le PS est à gauche , au centre, ou à gauche de la droite ? c’est à mon avis une opinion partagée par une grande majorité d’électeurs.

    Par exemple, aussi, les barrages ( vrai ou faux ? ) du PS à l’encontre des autres partis de gauche pour les parrainages ont donnés une très mauvaise image au PS.

    Je regrette qu’une union plus large PS, gauche, centre n’ait pas été vraiment appellée fortement par le PS, avant le 1er tour et entre les 2 tours, et maintenant, union à mon avis absolument nécessaire pour battre cette droite « populiste » et ses idées des années 30/40.

    bon courage

    marie

  23. FH
    28 mai 2007
    18 h 10

    Bonjour Marie,

    Effectivement, les points que tu souleves sont importants :
    -suite a notre echec aux presidentielles, on est un peu sous le choc. Du coup, il est difficile de se remobiliser car l’imperatif des legislatives n’empeche pas le questionnement sur les raisons de notre echec..
    -la clarte de notre message laisse a desirer. C’est ce que nous avons mentionne comme cause possible de notre echec lors des presidentielles et rendre notre message plus clair avant les legislatives n’est pas chose facile surtout que…
    -le positionnement du PS par rapport a la gauche au centre a la droite est toujours en cours de reflexion. Doit on se rapprocher du centre en elaborant une Sociale Democratie ou doit on se rapprocher de la gauche ? Dans la section du 6eme ou le vote DSK a obtenu un bon score, la social democratie est plutot notre orientation. Le positionnement par rapport a la droite, meme si il n’est pas clairement exprime (cela d’autant plus que Sarkosy brouillait les pistes) reste clair, lui.
    -A defaut de certitude, il est evident que le « vote utile » a fait barrage aux petits partis. La crainte de 2002 etait bien la et les petits partis de gauche en ont fait les frais.

    En tout cas, meme si tu ne souhaites pas militer activement, tes propos et ta visite parmi nous sont les bienvenus.

    Au plaisir de te relire !
    FH

  24. Laurent Mathon (Militant PS Lyon 6)
    29 mai 2007
    14 h 35

    Concernant les législatives, tu as raison Marie de souligner qu’il y à de toute manière urgence à la mobilisation et celle ci est bien faîte en vue de la victoire de notre candidate au moins dans cette circonscription. Néanmoins, il n’en demeure pas moins que les résultats des législatives sont intimement liés au fait que nous n’avons pas su convaincre suffisament de français au moment des présidentielles et cela est essentiellement du à des raisons de cohérence dans le choix des idées et d’une ligne claire inexistante.

    Le PS est à gauche mais la question n’est à mon avis pas de savoir s’il est plus, moins ou plus du tout à gauche, mais la question est de savoir comment être de gauche et quelle est la gauche que le PS veut représentée. Donc, la question serait plus « comment être mieux de gauche ».

    Pour les barrages et la je vais soutenir notre premier secrétaire, il me semble normal dès lors qu’on milite dans un parti politique de soutenir le candidat issu du parti en question. A quoi cela sert-il de militer au PS et de signer par exemple pour Oliver Besancenot ? Outre la cohérence du choix, il y en a une autre qui est politique celle la. La gauche de la gauche ne cesse de nous critiquer, ils disent que nous participons à la précarité de la france. C’est leur choix certes, mais à ce moment la qu’on ne nous demande pas de les soutenir quand ils veulent se présenter.

    Quand à l’union, il faudrait savoir sur quelle base elle pourrait exister ? Le centre « Mouvement Démocrate » n’est pas prêt à un quelquonque accord avec la gauche anti-libérale et la aussi, il faudrait y mettre de la cohérence dans ce choix.

  25. Marie durand
    30 mai 2007
    11 h 42

    Merci pour les réponses de FH et Laurent Mathon,

    J’ai voulu souligner que parfois, face à un danger politique majeur, il faut savoir dépasser les divergences, et agir sur des priorités ( et devoir même ) ,

    de plus, ne pas oublier le besoin des électeurs et leurs difficultés quotidiennes, car eux,ils n’oublient pas le bilan du PS quand il était plus ou moins aux commandes,

    LE PS, dans un passé proche, n’a pas mené , hélas , une politique de gauche, mais accompagné, de mon point de vue la politique libérale européenne,
    Ex libéralisation des services : accord de Madrid, livre blanc sur les retraites, rien sur le retour aux 37,5 annuités dans le privé, hausse de la CSG et son maintien pour les retraités, en dernière minute une Loi SRU fourre-Tout, inapplicable !

    Les conditions d’application des 35 H sont une charge pour les salariés et correspondent à une annualisation de la durée du travail !

    Sur ces 2 ou 3 ex , en fait que des 1/2 mesures sans grande satisfaction pour les travailleurs, et peu ou rien pour le quotidien,

    Malgré celà, j’ai encore confiance dans les militants du PS et leur volonté de changement, mais je pense que le PS n’est pas en phase avec eux, ni avec son électorat, Le PS a raté la présidentielle, je ne vois pas venir de message clair de sa part pour un rassemblement et une action.

    Atendre encore 2012 pour un hypothétique changement c’est long, çà fait déjà plus de 12 ans,

    Quel gachis aussi pour la jeunesse ! quelle durée pour la précarité du travail et de la vie quotidienne ?

    Voilà, de mon point quelques priorités pour le PS et son changement, d’abord le social ! dans un rassemblement des partis de gauche !

    Merci et Sincères Salutations,

    Bravo pour votre engagement !

    Marie

  26. Laurent Mathon (Militant PS Lyon 6)
    30 mai 2007
    14 h 50

    Marie,

    Ce que tu évoques c’est effectivement ce qui traverse le Parti Socialiste actuellement, c’est à dire comment concilier les réalités des difficultés de nos concitoyens avec une ligne cohérente et claire.
    Je voudrais déjà savoir « c’est quoi une politique de gauche ? » On on parle de quelle gauche ? Parce que je crains d’avoir une réponse quelque peu différente de ce que tu pourrais penser et je vais essayer d’esquisser ce qu’est pour moi une réelle politique de gauche, moderne et pragmatique.
    Une politique de gauche c’est avoir une gauche capable de rompre avec le tout état, capable de rompre avec la culture de la dépense et de la redistribution irresponsable. Une politique de gauche c’est allié le réalisme économique (l’économie de marché), la sincérité budgétaire et l’ambion sociale ainsi que le volontarisme public. Bref en quelque sorte une sorte de synthèse entre les libertés et les solidararités. Il ne s’agit plus d’être en contradiction avec ce que l’on peut dire quand nous nous trouvons dans l’opposition, mais d’affirmer que nous réaliseront ce que nous dirons à l’avenir. Afin d’accéder aux responsabilités, il nous faut une ligne claire et je crois vraiment que c’est la fin des synthèses et des ambiguïtés doctrinales. Je ne crois pas que le problème soit le libéralisme, mais le problème est à mon avis reste comment s’adapter à la mondialisation qui n’est assurément pas une option mais peut en revanche assurément représenter un formidable phénomène participant à l’émancipation de tous.

    Concernant la réunion des partis de gauche dans un seul, je crois que c’est le meilleur moyen de continuer ce qui ne fonctionne pas, c’est à dire une forme de « programme commun ».

    Merci en tout cas de tes contributions…

  27. FH
    30 mai 2007
    16 h 59

    Marie et Laurent,

    Ce qui est dit rejoint ce que j’entendais par « valeurs » de gauche.

    Pour moi, la gauche c’est vouloir lutter contre les inegalites, ameliorer la condition de vie des gens, etc.

    Ce n’est pas appliquer une politique « social democrate », « social liberale » etc..

    Tout ces mots ou cadre ne sont que des outils pour arriver a notre fin.

    Effectivement, lorsque la gauche etait au pouvoir, elle n’a, pour toi, pas assez montre une reelle politique de gauche.

    Cependant il faut prendre en compte un certain nombre de contraintes :

    -ou est le pouvoir ?

    Entre les mains du president ? Entre celles du 1er ministre et ses ministres ? A l’assemblee nationale ? Au Senat ? Dans les regions ? Dans les departements ? Dans les collectivites locales ? En Europe ? Dans le monde ?

    Tenter de repondre a cette question, c’est deja prendre en compte toute la difficulte de voir s’appliquer une reelle politique de gauche car les departements, regions, pays d’Europe, pays du monde ne sont pas tous de gauche. Du coup, il faut accepter une part de negociation, une part de concession, un part d’avancee a petits pas et miser sur le long terme.
    Deja, les enfants ne travaillent plus dans notre pays (au contraire de la Chine); deja, nous sommes passes d’une journee de 12h (voire plus) a une journee de 7hrs; Deja, nous avons une securite sociale; Deja, chacun d’entre nous peut acceder a une sorte de minimum vital (eau, nourriture); Deja, nous vivons en « democratie ».

    Il est pourtant bien evident que tout cela n’est pas suffisant et qu’il faut aller au dela, en rependant ces acquis a travers le monde. Cela prendre du temps, on rencontrera des resistances, des regressions mais il faudra tenir bon.

    -Comment l’appliquer ?

    Il y a bcp de monde qui ne veulent pas d’une politique de gauche. Comment faire alors ?

    Pour moi, il faut accepter de « diluer » notre action sur le long terme.

    Diluer, veut dire « mettre de l’eau dans son vin ». Ca veut dire que l’on ne peut pas appliquer une politique « rouge ». Cela veut dire qu’il faut appliquer une politique plutot « Rose » voire presque « blanche ».

    Par ce processus de « Dilution », on met en place aussi une « Education », celle qui permet a chacun de se rendre compte que les « avancees » sociales problematiques (comme les 35h, par exemple) se revelent, une fois corrige certaines erreurs, des avancees sociales (au meme titre que la fin du travail des enfants).

    Pourquoi mettre en avant une politique plutot blanche (a tendance rosee) ?

    Tout simplement parce dans notre contexte actuel, c’est peut etre la seule facon d’arriver au pouvoir (la presidence se gagne au centre comme on dit souvent).

    Alors la question que l’on doit se poser c’est de savoir si l’on veut exercer le pouvoir et avec quel degre de dilution ?

    En conclusion, je crois que le probleme majeur dans la facon que l’on a eut de preparer la campagne, c’est que l’on avait oublie les objectifs finaux. Que l’on dise que l’on va appliquer une politique blanc rosee n’est pas grave si l’on prend le soin d’indiquer que notre but (reduire les inegalites, etc) est notre horizon.

  28. FH
    30 mai 2007
    17 h 07

    « Que l’on dise que l’on va appliquer une politique blanc rosee n’est pas grave si l’on prend le soin d’indiquer que notre but (reduire les inegalites, etc) est notre horizon. »

    Le probleme, c’est qu’a Droite, nous avons une force qui mise sur la feneantise naturelle des individus (qui ne veulent pas de la complexite, qui veulent un chef qui leur dit quoi penser, que faire, quoi dire) et sur leur plus mauvais instinct : l’individualisme, l’aggresivite, la defense bestiale de son territoire.

    Etre de gauche c’est se dire « Ma liberte s’arrete la ou commence celle de l’autre ».
    Etre de droite c’est se dire « Ma liberte s’acquiert au detriment de celle de l’autre »

  29. FH
    30 mai 2007
    17 h 26

    La ou la Droite « Manipule », « Exploite »" les plus bas instincts de l’Homme (« travailler plus pour gagner plus »), la Gauche, elle, doit « Eduquer », « S’appuyer » sur chacun pour le pousser a se depasser (« gagner plus pour faire quoi ? »).

  30. FH
    30 mai 2007
    19 h 24

    Un petit argumentaire convaincant recu par mail :

    -Par contre, Sarkosy, avec Bouygues (et la nomination d’un fidel de Sarkosy a la
    tete de TF1 land), Lagardere, etc…une majorite future au parlement…la
    reprise des idees de Lepen….Lui, donc, ne vous fait pas peur par son cote
    opportuniste et menteur ???

    -Vous avez vote « Non » au Traite de Constitution Europeenne ? C’est pas
    grave…Sarkosy, president, fera voter le traite simplifie (presidence stable,
    affaire etrangere, etc) au parlement.

    -Vous vouliez moins d’impots ? Sarko va faire des credits d’impots pour
    permettre aux francais de devenir proprietaire, Sarko va alleger les droits de
    succession, Sarko va mettre le bouclier fiscal…Ca vous concerne pas car vous
    n’etes pas assez riche ? Ah ? Dommage pour vous car dans le meme temps, Sarko,
    qui aura besoin d’argent (quand meme pour financer ces cadeaux et les dettes) va
    sans nul doute mettre en place une petite TVA Sociale ou autre… que vous, VOUS
    allez de toutes facons payer !

    -Vous vouliez l’abolition des 35 heures ? Sarko va les laisser en allegeant les
    taxes prelevees sur les heures sup…Mais elles servaient a quoi ces taxes ? Ne
    contribuaient elles pas en partie a financer les retraites ? Je vous conseille
    donc, a partir de maintenant, de mettre de cote l’argent des heures sup pour
    payer votre complementaire retraite !

    -Vous ne voulez pas de la Turquie en Europe ? Sarko dit comme vous mais 1/La
    decision finale ne sera pas prise maintenant mais dans 10-15 ans, apres au mieu
    2 mandats de Sarko (Il n’a et n’aura donc aucun pouvoir sur cette decision),
    2/Des interets financiers, economiques, politiques importants sont en jeu dans
    l’adhesion de la Turquie donc Sarko fera ce que ces interets lui diront de
    faire, 3/Il a lui meme dit a Bruxelle que la Turquie n’etait pas a l’ordre du
    jour

    En clair, Sarko se fout de votre gueule et vous souriez en plus ?

  31. FH
    30 mai 2007
    20 h 52

    Suite a l’envoi du texte precedent a une personne qui vote ump, voila la reponse qui m’a ete faite :

    « Moi ça me va bien tt ça. La deduction des interêts de mon emprunt vu que je vais louer mon appart et que cette décision va insciter les gens à acheter, je pourrais louer mon appart plus cher vu que les prix de l’immo vont regrimper, donc je vais gagner de l’argent. Trop fort

    La turquie: c’est en Asie mineur, c’est juste définie comme ça géographiquement à la base c tout.

    Ma retraite je te rassure j’ai pas attendu le petit Nicolas pour mettre des sous de côté

    Le bouclier fiscale les gens riches, très riches ne partiront plus donc des sous en plus dans les caisses de l’état. C’est une bonne chose je trouve.

    Enfin tt ça c’est une question de bon sens pas de clivage politique. ah j’oubliais la franchise sur les soins: c’est bien aussi ça cela évitera les abus sur la sécu et les arrets de travail de tous ces faignasses de français qui ne veulent pas bosser. Quant aux successions tu seras bien content de ne pas avoir de droit à payer.

    Faut arreter les conneries 2 secondes si on ne fait rien je sais pas ou on va je te rappelle que la chine est devant nous économiquement tt comme l’Inde qui va passer de la 8 eme place mondiale à la 5 ème l’année prochaine alors que les USA, le Japon, les Anglais et les Allemands eux ne régraissent pas. Nous on est les rois des cons »

Commentaire :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>